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comme si elles seules pouvaient nous montrer les chemins de l'aube

"Il y a des œuvres dont on ne sort pas indemne ; des œuvres d'amour qui embrassent la souffrance comme si elle était le seul substrat qui vaille la peine d'être modelé ; oui, il y a des œuvres comme celles de Fred Deux , qui ne parlent pas à l'intellect mais à la folle du logis dont se méfie Malebranche, à cette imagination d'argile qui vacille sous le poids du passé et qui exige   de notre volonté tremblante d'avancer dans les décombres de nos obscurités comme si elles seules pouvaient nous montrer les chemins de l'aube."   http://artup-tv.com/article-2.html

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Délit de solidarité

En soutien à Jean-Luc Munro et son vélo,  Maître Corbak a pondu une nouvelle fable audio : L'écolo, le policier et le vélo Pour en savoir plus, c'est  ici ou là .

Interférences dans Les Douches

Communiqué de presse

Résolutions (16), par Pierre-Antoine Brossaud

Mais cette année surtout, oui cette année enfin, on a décidé d’écouter ce que nos amis, n os collègues, nos proches s’évertuent à nous conseiller depuis tant et tant de temps, on a décidé de mettre à exécution ce qu’on ne cesse, mais cette fois-ci c’est la bonne, de remettre à plus tard: on va aller parler à quelqu’un. Pas parler à un voisin, pas parler à un collègue, à un ami, à un proche, à un membre de la famille, à un type dans la rue, non, pas parler à n’importe qui, à un quelconque quidam, mais parler à quelqu’un. Quelqu’un qui connait les mots qui soignent, les mots qui rendent heureux. Justement on connait le nom de quelqu’un qui habite quelque part à quelques pas de chez nous. On est passé quelquefois déjà devant sa belle plaque cuivrée étincelante, vissée au pied du bel immeuble en face du petit square. Alors c’est décidé, on a suffisamment tergiversé comme ça, on va prendre le taureau par les cornes et rendez-vous par la même occasion et on va aller lui parler. Lui ...

Résolutions (15), par Pierre-Antoine Brossaud

Cette année, (on en a presque les larmes aux yeux tellement on est émus), on va enfin pouvoir se regarder en face. Arrêter de baisser la tête quand on croisera notre coupable regard le matin dans le petit miroir au-dessus du lavabo de la salle de bain. Ne plus se sentir envahis, que dit-on, submergés, par ce sentiment de honte qui nous étreints à chaque fois que l’on aperçoit sur nos écrans de télévision ce monsieur tendre un bol de soupe fumant à un SDF transi de froid, cette jolie jeune fille faire la lecture ou la conversation à une nonagénaire percluse de rhumatismes, ce mignon petit jeune homme, culotte courte et petit foulard noué autour du cou, portant, un grand sourire aux lèvres, les sacs à provision d’une femme complètement aveugle ou obèse. On a décidé nous aussi, et l’on n’est pas peu fiers de le clamer haut et fort, pas peu fiers de cet engagement, (on en a presque les larmes aux yeux tellement on est émus), de donner de notre temps et de notre énergie à des association...